Arriver à Santorin en bateau a quelque chose d'émouvant. De loin on voit l'île s'avancer dans la mer comme une mariée au front ceint de son voile blanc. Et lorsque l'on pénètre dans la rade, vestige de l'ancien cratère submergé, se révèle aux voyageurs un paysage saisissant. Des falaises aux couleurs de cataclysme, noires et rouges, se dressent, sentinelles impassibles, à 350 mètres au-dessus des flots. A leur sommet se profilent, délicat liseré blanc, les maisons et les églises d'Oia, Firosteni et Fira blanchies à la chaux.