mercredi 23 février 2011

Photoculture

                                                                                                                        .

La culture, c'est comme la confiture dit-on, moins on en a, plus ....

Rassurez-vous, je ne vais pas vous faire des tartines mais comme ma culture photo est plutôt maigrelette et que pas très loin de mon bureau se tient une superbe expo, j'en ai profité pour aller y assouvir mon appétit lors de mes pauses de midi. Je ne résiste pas au plaisir de vous donner un petit aperçu de mes repas de la semaine.

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Et en plus, yo la la hi hou, le cuisinier photographe est suisse! C'est même une vraie vedette puisque Werner Bischof, a été l'un des pionniers du photojournalisme de l'après-guerre.  Né en 1916 à Zurich, il travailla pour la mythique agence Magum et des revues comme Du, Life, Observer, Paris Match...


Il réalisa des reportages sur les ravages de la guerre en Allemagne, France et Hollande et séjourna dans de nombreux pays étrangers. Ses images de la famine en Inde publiées dans Life le rendirent célèbre mais c'est au Japon et en Corée du Sud où il trouva une nature et une culture qui correspondaient à ses voeux les plus profonds qu'il perfectionna son art.

Son approche humaniste couplée avec une démarche très esthétique et une composition à toute épreuve en font un des maîtres de la photo n&b.



«Ses photographies s'organisent avant tout par rapport à la lumière, lumière réfléchie, insinuante, crue, mais sans brutalité. Un sens délicat de la lumière joint à une compréhension humaine et une tendresse souvent bouleversante caractérisent toute la poésie de Werner Bischof», disait de son travail Henri Cartier-Bresson.



Les images fortes de ce photographe prématurément disparu à l'âge de 38 ans dans un accident de voiture au Pérou n'ont pas fini de m'interpeller. L'émotion immédiate qu'elles suscitent me donnent envie d'en savoir davantage sur la brève et intense carrière de leur auteur. Je sais déjà que j'en ferai mon dessert lors de mes prochaines vacances à la montagne...


La Bibliothèque cantonale et universitaire de Fribourg expose quelque 80 clichés de Werner Bischof jusqu'au 5 mars 2011.



dimanche 20 février 2011

Ouest Point

                                                                                                                       .
6 mois derrière, 6 mois devant... Premier bilan à l'heure de la mi-temps du match américain de mon au-pair préférée.

Après des débuts très difficiles, marqués par le comportement inadéquat de certains joueurs, la partie a heureusement changé de physionomie suite à l'expulsion des fauteurs de troubles.  Sous les encouragements de supporters enthousiastes, ma blondinette a pu faire sa place dans l'équipe. Consciente de la chance incroyable qui lui est offerte, elle se donne à fond pour développer son jeu et s'adapter au rythme de ses coéquipiers. On peut dire qu'elle mouille son maillot et s'il lui arrive encore de commettre des erreurs et d'avoir quelques coups de mou, elle n'en a pas moins appris l'efficacité sur le terrain.

La deuxième période s'ouvre sous les meilleurs auspices. Ma mistinguette compte bien tirer parti de toutes les occasions qui se présenteront pour donner de l'intensité au jeu et être plus percutante. On se réjouit déjà de découvrir les surprises qu'elle nous réserve pour cette seconde partie mais quel que soit le score de la rencontre, on ne doute pas qu'en ce qui la concerne, elle se soldera par une victoire.

Go, go, go Girl-ette!


Il est grand temps de se mettre notre calendrier mère-fille à l'heure de février...

Un petit clic pour voir grand!
Moi
Quelques rouages "swiss made" pour mesurer le temps qui me sépare du moment où je te serrerai dans mes bras...
Elle
Je mesure toute l'ambiguïté du temps, long et court à la fois. Long quand je pense à ceux que j'aime et que je n'ai pas vus depuis 6 mois, court quand je réalise que j'en suis déjà à la moitié de mon séjour américain!

jeudi 17 février 2011

Le dernier

                                                                                                
Le dernier m'a rendue complètement chèvre. Bien né, un nom à particule, la classe, tout pour séduire.  Mais sous sa mèche effrontée, l'oeil narquois.... Il n'a eu de cesse de me narguer et peut se vanter de m'avoir fait courir celui-là. Toujours à l'affût d'un bon coup, il n'avait pas son pareil pour me faire faux bon. Et jamais un signe d'affection de surcroît. De disparitions en crise de nerfs, je m'en suis finalement séparée, jurant que l'on ne m'y reprendrait plus. 

Pendant longtemps, je me suis crue à l'abri, clamant haut et fort que plus jamais je me laisserai asservir de la sorte. Pendant longtemps... jusqu'à lundi dernier... lorsque les 185 cm de force et de balourdise adolescente issus de ma chair me ramènent un petit truc tricolore à quatre pattes. 


Je me suis défendue, j'ai dit "exclu", j'ai dit "non", "tu te rends compte ce que cela implique?", j'ai dit.... Et puis j'ai regardé la grosse main pataude de mon gamin caresser délicatement l'oreille de la bestiole, j'ai entendu sa voix se casser en m'expliquant le pourquoi du comment de toute cette histoire, je l'ai vu lutter contre lui-même pour essayer d'être raisonnable. Mais est-on raisonnable quand on a 17 ans? Et  pendant ce temps, le petit bâtard brun et blanc qui ne le quittait pas des yeux, des yeux vifs et doux à la fois, dans une attitude délicate et tellement attachante.

Vous l'avez compris, j'étais foutue!

Alors croyez-moi ou pas, ce sera vraiment the Last...y!



lundi 14 février 2011

L'important c'est la rose...

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Depuis quelques temps, il est partout, son nom est sur toutes les lèvres. Il me suit, me traque. De toutes les vitrines il me lance des baisers rouges et enflammés et cherche à m'amadouer avec des pralinés et des parfums suaves. Mais ne voit-il pas que ses mièvreries dégoulinantes de bons sentiments me soulèvent le coeur. Et me prend-il pour une oie à vouloir me baguer à chaque coin de rue?



J'en peux plus, il me harcèle. J'essaie de lui échapper et accélère le pas. Je me fonds dans la foule et me réfugie dans un supermarché. Un moment, je crois l'avoir semé au milieu des croquette pour chiens et chats mais ma jubilation n'est que de courte durée... Le voila qui réapparaît hilare au rayon ménager  pour me faire une déclaration emberlificotée de coeurs, de "toujours" et me refiler "un amour de casserole"...




Allez, remballe ton baratin, Valentin!  Mon Romand-à-moi c'est toute l'année qu'il m'offre des roses!

jeudi 10 février 2011

Photos yéyé

                                                                                                                                           .
 

Plus j'avance en photographie, plus je suis passionnée par toutes les possibilités d'expression qu'elle nous offre. Il y a  à peine deux ans, la profondeur de champs ne m'évoquait guère plus que le pré de mon voisin et je ne captais rien aux subtilités de l'exposition et de la sensibilité. Depuis j'ai passé  d'un petit appareil compact à un réflex d'entrée de gamme, récemment troqué pour un modèle beaucoup plus sophistiqué que je ne maîtrise de loin pas encore. J'ai passé beaucoup de temps à dévorer bouquins et revues sur le sujet, à étudier et décrypter le travail des autres. J'ai aussi bénéficié des conseils éclairés d'une coach que je ne peux que chaleureusement recommander à quiconque à envie de se lancer ou se perfectionner en photo. Après des débuts appliqués, je commence à m'émanciper et à davantage expérimenter toutes les possibilités créatives offertes par le numérique. Et là sincèrement je m'éclate, à tel point que j'aimerais vraiment pouvoir consacrer davantage de temps à ce qui est devenu une passion. Ce n'est hélas pas à l'ordre du jour mais dès que j'ai un peu de temps à disposition, j'en profite pour faire quelques clichés et m'amuser avec le post-traitement.
                                                                                                         


Lors de mes vacances à Bali l'été dernier, je me suis rendue compte à quel point j'apprécie de faire des images qui intègrent des humains. Les plages du sud de l'île des dieux ressemblent à de vastes boulevards animés tout au long de la journée par le mouvement incessant d'une population très variée. Elles ont été le théâtre de mes premières expérimentations photographiques. J'ai retrouvé un peu de cette atmosphère festive et bigarrée ce week-end sur le Lac de Joux qui, avec le froid des derniers jours, s'est transformé en une gigantesque patinoire (la plus grande d'Europe). Sportifs et grands-mères, chiens et poussettes, élégantes et mini-mômes semblaient s'être donné rendez-vous pour l'occasion sur le lac gelé où, comme par magie, ont fleuri stands de vacherins et autres débits de boissons dans une ambiance bon enfant.



J'aime ces endroits populeux qui nous réservent souvent de belles surprises photographiques mais  qui présentent le désavantage certain de compliquer la prise de vue.  Il n'est pas toujours évident d'isoler un sujet et le risque de faire des images fouillis et peu lisibles est bien réel. Mais sur la glace au moins, le fond est uniforme et ne présente pas d'éléments perturbateurs.



J'ai renoncé à chausser des patins, craignant trop la chute avec mon appareil, mais me suis baladée tout l'après-midi sur cette patinoire géante, à l'affut de scènes intéressantes. Je suis revenue ravie, le teint rosi par la réverbération intense du soleil sur la surface blanche et la carte mémoire remplie d'essais plus ou moins réussis. Et le soir, j'ai prolongé mon plaisir devant mon écran en renforçant l'effet silhouette des personnages et en conférant à mes photos un petit côté yéyé par l'application de différentes textures dénichées .



Ne leur trouvez-vous pas une esthétique un peu sixties ?

J'espère en tous cas qu'elles ne vous laisseront pas de glace!




lundi 7 février 2011

Au 7ème ciel





Avouez que c'est quand même jouissif de s'envoyer en l'air!

Mais ne me demandez surtout pas de vous détailler le nom des sommets alpins que nous avons survolés, parce que si en vrai pro, notre pilote nous a bien entendu fait un petit cours de géo, il a énuméré si vite  toutes ces montagnes qu'aucun des 12 passagers n'a réellement pu les identifier. 



Oui, vous avez bien lu, nous étions 13 dans la nacelle. Jamais je n'aurais imaginé que l'on puisse ranger autant de monde dans un vulgaire panier compartimenté. Autant dire que nous ne pouvions carrément pas bouger et c'est tant mieux, parce que je dois quand même bien reconnaître que je n'étais pas trop rassurée au départ et que j'ai évité de réfléchir en grimpant dans la mongolfière. A l'instar de plusieurs d'entre vous, je suis sujette au vertige depuis quelques années. Il est par exemple totalement inutile d'essayer de me faire franchir un pont suspendu. Fourmis dans les jambes, mains moites, autant de symptômes qui ne trompent pas sur la nature de mon mal. Ma curiosité et mon envie de vivre cette expérience ont toutefois été plus fortes que mes appréhensions et bien m'en a pris car je n'ai resssenti aucun signe de vertige. Le ballon, très stable, vole en douceur et dans un silence que seules les flammes gazeuses viennent troubler. Il joue au yo-yo plus ou moins rapidement pour capter différents courants sans que l'on s'en rende réellement compte.



Il faut dire que, totalement absorbée par le panorama somptueux et bien décidée à ramener de belles images de cette expérience unique, je n'ai sincèrement pas eu le temps de me poser de questions. Nous avons volé dans des conditions absolument idéales, dans un ciel azuré et par des températures tout à fait clémentes. Mieux vaut tout de même se chausser et s'habiller chaudement, car en altitude il fait vite frais. Si le souffle puissant du ballon réchauffe agréablement les têtes, les pieds eux souffrent davantage du froid.

Seul l'atterrissage est un peu plus chahuté. Le ballon heurte le sol plus ou moins rudement et fait quelques saut de puce avant de s'immobiliser  mais grâce aux indications avisées et à l'habileté du pilote, nous nous sommes retrouvés sans problèmes sur le plancher des vaches après plus d'une heure d'un vol absolument magique!




jeudi 3 février 2011

Le Pays-d'Enhaut

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Une promesse est une promesse...Je ne vais pas te laisser te morfondre, petit blog. Allez, viens, nous allons découvrir le Pays-d'Enhaut. C'est bon, tu me suis? 

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Monte dans la nacelle, n'aies pas peur! Elle va s'élever en douceur, dans le souffle chaud et puissant de la flamme qui gonfle l'immense membrane bigarrée, puis elle prendra de la hauteur sans même que tu t'en rendes compte. Dans un silence parfait, tu verras le paysage délicatement poudré devenir maquette et ton âme d'enfant s'amusera soudain de tous ces playmobiles qui chatouillent la planète dans tous les sens.



Si tu plisses un peu les yeux, tu pourras aussi jouer au docteur et examiner les veines qui irriguent la montagne en dessinant une subtile géométrie de courbes, de lignes et de jeux d'ombre.




Ou peut-être chercheras-tu à déchiffrer la subtile ponctuation composée par le ballet des ballons multicolores et du soleil...




ça te plaît de voir ton pays d'en-haut?

Comment ça t'as le vertige à force de regarder en bas? D'accord, on lève la tête et on regarde droit devant soi maintenant.

A suivre...


Ces photos ont été prises à Château d'Oex, dans la région du Pays-d'Enhaut (VD), qui a accueilli la 33 ème édition du Festival international de ballons du 22 au 30 janvier 2011.