dimanche 30 janvier 2011

Retrouver des couleurs

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Mais qu'est-ce qui t'arrive? T'es  livide, t'es même carrément tout blanc, et puis t'as les traits marqués...  Pauvre blog, c'est pas une vie!

Depuis qu'elle s'est mise en quête de son style et qu'elle se prend pour une aaaartiste, elle ne te sert plus que de l'allégé, du pâlichon, du monochrome. C'est pas possible, tu vas finir neurasthénique! ça suffit, il est grand temps que tu reprennes un peu de couleurs et d'énergie.


Allez viens, je t'emmène respirer un grand coup.

Tu verras, cette semaine, tu vas t'envoyer en l'air comme jamais!


mercredi 26 janvier 2011

Vous reprendrez bien un peu de Béchamel?

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Vous avez été nombreux à mettre votre grain de sel dans mes blancs en neige la semaine dernière. Même si la recette n'est pas encore tout à fait au point, j'ai bien aimé faire la cuisine en votre compagnie et je trouve que le soufflé a bien pris. Merci à tous pour ces échanges vraiment enrichissants.



Après cette mise en bouche, il n'était pas question d'abandonner mes fourneaux.  Comme promis, j'ai essayé de vous mitonner quelques humains en sauce blanche et vous propose au menu de ce jour trois images prises également lors des fêtes de Noël.




Ne soyez pas étonnés, ma cuisine est vraiment expérimentale et déstructurée.  J'ai poussé le bouchon assez loin et il ne reste pas grand chose des traditionnelles photos de vacances à la neige. 





Qu'en pensez-vous, suis-je sur la bonne piste ou sur la mauvaise pente?

dimanche 23 janvier 2011

La musique dans la peau

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On imagine que certaines soirées seront mondaines, guindées, bref ennuyeuses. On se prépare, sans enthousiasme, sans savoir ce qui nous attend, en se disant que "quand faut y aller, faut y aller...".  C'est ce que j'ai fait la semaine dernière pour accompagner mon Romand préféré. Mais une fois sur place, je suis allée de surprise en surprise, un cadre magnifique, un repas raffiné, certains invités très people qui ont titillé mon côté midinette... Et puis, entre la poire et le fromage, l'animateur a demandé le silence et s'est approché d'une petite fille dont la présence dans ce monde d'adultes n'avait pas manqué de m'interpeller à l'apéritif. S'adressant à elle en anglais, il l'a conduite jusqu'au piano qui trônait sur la scène. Elle s'est mise au clavier et en toute décontraction, a commencé à jouer ou plutôt à survoler les notes avec une virtuosité époustouflante devant l'assistance médusée.

Emily Bear est américaine, a neuf ans et a commencé ses études de piano à l'âge de 5 ans. Elle s'est déjà produite entre autres dans le Ellen Degeneres Show, au Carnegie Hall et à la Maison blanche. L'an dernier, elle a notamment donné deux récitals en Italie et un concert en Chine. Cette gosse à la bouille et au sourire irrésistibles ne se contente pas de jouer avec une facilité déconcertante des morceaux classiques, du jazz et des boogies mais compose également ses propres morceaux depuis l'âge de trois ans. Certains voient déjà en elle un Mozart au féminin....

Bien sûr j'ai été scotchée comme tout le monde par le talent incontestable de cette jeune prodige, mais ce qui m'a le plus touchée, c'est le fait qu'à peine sa performance terminée, la gamine s'est empressée de rejoindre en courant la table de ses parents, se fichant comme de sa dernière poupée des rappels du public.

Espérons que les dieux de la musique (et son entourage) préservent encore longtemps son âme et sa spontanéité d'enfant!



Les photos sont des captures de l'un des écrans géants installés dans la salle, prises avec mon téléphone portable et très légèrement bidouillées en post-traitement. Pas facile de photographier avec cet outil dont le temps de réaction au déclenchement dans des conditions d'éclairage difficiles est des plus aléatoire...


mercredi 19 janvier 2011

Les mystères de l'Ouest

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Cette fois, si avec un tel titre, ta tante ne réagit pas et ne montre pas le bout de sa souris dans ce blog,  je ne sais plus quoi faire....

Ah oui, j'oubliais fillette, je te parle d'un temps que tes moins de 20 ans ne peuvent pas connaître! Attends que je t'explique....

A l'époque, ta tante/ma soeur, biberonnée par Artemus Gordon et James T. West, agents des services secrets américains, était complétement gaga de cette série télé. Elle n'aurait manqué pour rien au monde ces as du déguisement et des inventions anachroniques qui se déplaçaient tantôt à cheval, tantôt dans leur luxueux train privé et affrontaient des ennemis hors du commun comme le machiavélique Dr. Loveless et ses 120 cm de haut. Le seul générique musical de la série suffisait à  la mettre en transe à tel point qu'un soir, durant tout un épisode, elle était restée collée au téléviseur avec son radioK7 pour l'enregistrer et se le repasser religieusement dans son lit.... Si c'est pas  du culte ça.....

Mais je m'égare, revenons en 2011! Au fil de ces quelques mois passé en Amérique, tu découvres peu à peu les différences culturelles qui séparent le Nouveau Monde de ta vieille Europe. Petit florilège des mystères ou plutôt de quelques contradictions qui t'interpellent tout là-bas, outre océan:
  • Les Américains peuvent passer leur permis à 16 ans mais niveau conduite, ils ne sont pas au top.  Rouler est un véritable parcours du combattant, les conducteurs n'ont aucune notion des priorités. En fait, c'est la plus grosse bagnole qui passe en premier, bonjour les frayeurs!
  • Permis à 16 ans, armes en veux-tu en voila, mais pas question de boire un verre un soir dans un bar avant 21 ans. Coca et Starbuck, ça devient lassant....
  • En hiver, il neige fréquemment dans le Massachussetts et au moindre flocon, les écoles sont fermées. Mais pourquoi donc ne mettent-ils pas de pneus neige?

Notre calendrier à deux inaugure 2011 par un janvier frisquet et bien blanc. Pouvait-il en être autrement, vu ma lubie du moment?


Un petit clic pour voir grand! 
Moi

Bon sang, le froid, t'as vraiment de grandes dents, est-ce pour cela que tu mords si fort?
Elle

Pas loin de la maison de ma famille d'accueil, le terrain de jeu, ou plutôt de luge, préféré des enfants (et donc de ma pomme) ces derniers temps!

Comme d'habitude, les photos ont été réalisées indépendamment l'une de l'autre. J'ai toutefois converti la photo de ma fille en noir et blanc et surexposé les blancs en post-traitement pour l'harmonie du diptyque.

jeudi 13 janvier 2011

Blanc en neige

                                                                                                                                                            
Certains ont besoin de marcher des kilomètres au grand air et de se perdre dans la contemplation du ciel...
                                                                              
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D'autres de boire des litres de thé ou de s'enfermer dans leur bureau.....




Pour ma part, c'est très souvent dans ma cuisine que je réfléchis le mieux.

Ce soir-là, en battant des oeufs, j'ai l'esprit en vadrouille. Par je ne sais quel mécanisme neuro-obscur,  il fait converger mes préoccupations diététiques post-gueuletons et mes envies photographiques du moment. 
 
Les balais du robot s'agitent, les blancs coagulent, enflent, les idées montent...
 
Je me rends compte que si mon assiette et mon estomac saturés réclament du dégraissé, mon oeil et mon objectif, dans la même veine, aspirent à d'avantage de légèreté, comme pour se purifier du trop de tout de fin d'année. Trop de couleurs, de textures, de paillettes, de clinquant... 
 
Et plus je contemple cette mousse d'albumine aérienne gonfler dans son récipient, plus je sais que j'ai envie de laisser le blanc envahir mes images, ronger leur substance pour les débarrasser de leur manteau lipidique et que seule demeure leur substantifique moelle. Je veux qu'on leur voie les côtes, que leur colonne vertébrale se révèle dans toute leur graphique essence. En réaction à la surcharge, la cure, l'épure, l'ascèse presque.





Après plus d'un an de tâtonnements photo tous azimuts, je me rend compte qu'il me faut essayer de donner à mes images, à certaines d'entre elles à tout le moins, une orientation plus personnelle et cohérente. Blanc en neige procède de cette intention. J'ai commencé cette série "en noir graphique et blanc cramé " pendant mes vacances de Noël et entends bien l'enrichir au gré de la saison hivernale . Avec pour prochain objectif d'introduire des personnages (ou des animaux) dans mes photos...





Alors dites-moi, que pensez-vous de mon soufflé nouvelle cuisine?

lundi 10 janvier 2011

Con...sidérations

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De satisfactions en résignations, en passant par la case résolutions, l’heure est indéniablement au bilan comme à chaque début d’année. 

Je sais...
Il faudrait...
Je devrais ...
considérer d’un oeil objectif les douze derniers mois, analyser mes erreurs passées, évaluer mes compétences pour les optimiser, organiser, planifier mes activités pour mieux gérer mon quotidien, identifier  mes envies et…

Je le sais et pourtant….

Con...tradiction!


C’est que ça demande un minimum de réflexion et de clarté ce genre d’exercice.

Con...centration!
  

Mais rien n'y fait, l'énergie, comme la lumière, me fait cruellement défaut et m'embrouille les neurones.

Con...fusion!


Oh et puis zut, j’arrête de me prendre le chou pareillement, sinon je vais finir totalement con-con…

Con…sternation!


jeudi 6 janvier 2011

Un dimanche à la montagne

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Etrange semaine... Plus vraiment les vacances, mais pas vraiment la rentrée non plus. La ville, pas encore  remise des excès de ces derniers jours, roupille mollement,  assommée sous un couvercle gris plomb. Enfermée dans un sombre bureau, je peine à me remettre à la tâche. Mon corps est bien là, mais ma tête s'obstine à retourner là-bas, au pays du soleil et du grand air, sur la terre où Ella Maillart a choisi de terminer sa vie d'aventures.



Dimanche dernier, une balade en raquettes dans un décor de rêve avec une vue plongeante sur toute la vallée du Rhône. Une bonne transpirée plus tard, en adepte de la philosophie selon laquelle "tout effort mérite réconfort", j'ai salivé à l'idée d'une tarte tatin tiède et moelleuse. Mais pas dans le premier bistrot venu...



Dans un lieu d'exception, un havre romantique datant de 1859, où un ange vous accueille dès le seuil franchi...



où loin de la tendance zen et dépouillée des hôtel contemporains, une profusion d'objets et de mobilier chinés avec soin vous assaille pour créer un décor tout de noblesse et d’élégance alpines.

En hiver, les abats-jours s'habillent de (fausse) fourrure, les trophées de chasse se font pieds de lampe et dossiers de chaise. Les coussins revêtus de tissus précieux sont un appel à la paresse tandis que chaque tableau raconte l'histoire du temps où le Val d'Anniviers était encore un coin rude et difficile d'accès où seuls se risquaient les authentiques montagnards.




Pénétrer dans l'hôtel Bella-Tola, à St-Luc, c'est comme pousser la porte d'un passé que l'on croyait révolu, c'est se retrouver transporté dans le Valais du 19ème siècle, le confort moderne en plus.





Le voyage valait la chandelle. La tarte tatin, un peu riquiqui, m'a hélas laissée sur ma faim....




Si vous avez envie d'en savoir et d'en voir un peu plus, aller jeter un oeil .