mardi 29 juin 2010

Premier marathon

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Non non, ce gars-là n'a pas perdu la tête et n'est pas non plus entrain d'apprendre une nouvelle position de yoga!

Il est juste entrain de faire un marathon… Le marathon photo organisé par une grande enseigne de ma ville auquel j’ai participé samedi dernier. Pour cette grande première, pas question de courir 42 km comme un forcené avec un appareil autour du cou, mais juste d’illustrer les thèmes dévoilés durant la journée en ramenant deux clichés par équipe dans le temps imparti.

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Aucun de mes proches n’étant tenté par l’exercice, je me suis retrouvée seule à l’accueil café-croissants parmi une vingtaine d’équipes en tout genre: deux copines très sympas, un petit couple adolescent, un père et son fils, de jeunes parents et leur progéniture en poussette, deux potes équipés comme des pros, des retraités ayant docilement revêtu le t-shirt jaune pétant du sponsor de l’événement...

A dix heures précises,  après la remise du“kit” de marathonien (sac à dos jaune, carte de la ville, bouteille d’eau et badge), le premier thème est dévoilé et les participants se dispersent joyeusement pour une heure et demie de quête photographique.

Sans idée bien arrêtée, je me retrouve dans les ruelles  ensoleillées et me laisse porter par l’atmosphère animée qui y règne. Je tente deux ou trois clichés:

- une démonstration d’une école de cirque.. Pff… ça bouge beaucoup, trop de monde, tout est flou….

- des badauds attablés en terrasse ou tirant des valises... Trop convenu...

- des touristes japonais caméra au point... Yessss, il me les faut! Mais bon sang, pourquoi sont-ils si pressés? Je cours, j'essaie de les devancer mais rien n’y fait… raté!

- les reflets d’un immeuble dans une théière marocaine… Oui, pourquoi pas, sauf qu'on ne reconnaît pas vraiment la ville dans la théière…

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Pas si simple et l’heure tourne. Il faut déjà songer à rapporter  son butin, sans pouvoir visionner ses images sur un écran digne de ce nom avant de les remettre au jury, et encore moins les retoucher.

Après moultes hésitations, voici finalement mon interprétation de :

"Vacances en ville"

vacances en ville



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Euh, bon j'avoue, la seconde est un peu obscure, mais j’aimais bien la couleur et le jeu d’ombre sur les pavés et on nous a demandé d'être créatifs. Alors on dira que c’est “conceptuel”…

Au fait, savez-vous de quoi il s’agit?

A suivre…

vendredi 25 juin 2010

Pêché mignon


9h00 du mat. Je suis à peine sortie du métro qu’elles viennent me chatouiller les narines. Elle s’insinuent en moi, mes papilles frétillent et s’émoustillent. Mon cerveau n’y résiste pas.

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Chaudes, onctueuses, flatteuses, les effluves échappées de l’une des innombrables pâtisseries qui jalonnent Lisbonne allument irrésistiblement ma gourmandise.

Pasteis de nata
Je n’en peux plus, je salive, je  veux que la pâte crisse sous ma dent, que la crème fonde sur ma langue, que ma bouche toute entière soit envahie par les arômes délicats de la cannelle, de la vanille ou de la fleur d’oranger.

Je veux du sucre, du vrai, pas du light. Je nage en plein délire régressif.

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Alors quitte à craquer, autant le faire bien, dans l’un de ces sanctuaires dédiés à sa majesté la pâtisserie à laquelle les Lisboètes vouent un véritable culte. 

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S’installer dans un coin, commander uma bica (espresso assez serré) ou um cha (thé) en admirant l’opulence les lieux et en observant le bal ininterrompu des clients, tout aussi avides de douceur que moi.

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Et savourer ces merveilles en fermant les yeux et en se réjouissant déjà de l'autre petit gâteau que l’on ne manquera pas de s’offrir au prochain coin de rue…

Heureusement que l’on marche beaucoup à Lisbonne!

mercredi 23 juin 2010

As gentes

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Je me demande souvent ce que serait une ville sans les gens qui la peuplent.

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Pour moi, ils sont la vie, la couleur, l’âme du lieu.

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A Lisbonne, j'ai découvert un joyeux métissage qui communique dans une langue chantante, bondissante, presque élastique, que malheureusement je ne comprends pas.

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Pas farouches pour deux sous, les Lisbonnins, Lisbonnais ou Lisboètes (à choix) ne rechignent pas à être pris en photo et prennent trop aisément la pause.

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Mais ils sont avant tout d’une courtoisie dont on a depuis longtemps perdu l’habitude.

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Le premier jour de mon séjour dans la capitale lusitanienne, un peu distraite, j’ai traversé une route sans remarquer que le feu était rouge.

En Italie, j'aurais à coup sûr fini écrabouillée par un Transalpin surexcité…

En France, je me serais ramassée une volée d’invectives pas piquées des hannetons par un Gaulois peu amène…

En Suisse, j’aurais essuyé la mine réprobatrice et le discours moralisateur d’un Helvète très à cheval sur les règles de circulation…


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Au Portugal, le conducteur contraint à s'arrêter par mon étourderie m'a juste gratifiée d'un grand sourire!

lundi 21 juin 2010

Solstice

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12,5° au meilleur de la journée
Crachin et trombes d’eau  en alternance
Gros pulls, écharpes et chaussettes

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Réjouissez-vous

C’est l’été!!!

jeudi 17 juin 2010

Un “electrico” nommé désir…


Le légendaire tramway N° 28 cahote, bringuebale et crisse sur ses rails. Depuis 1914, il trimballe inlassablement sa carcasse de bois et de ferraille à travers les quartiers les plus pittoresques du vieux Lisbonne pour le plus grand soulagement des mollets épuisés par les dénivelés de la ville.


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Il serpente dans les ruelles aussi étroites que pentues , frôlant dangereusement les murs en de multiples à-coups. Il file ensuite à toute allure, pour s’arrêter parfois à mi-course sans que l’on comprenne pourquoi, obligeant les passagers à descendre et à embarquer dans un autre véhicule bondé.

Qu’importe! L’electrico a tant de charme qu’il nous emmène dans une autre dimension. Tel un passeur de temps, il a le pouvoir de nous transporter dans les méandres d’un imaginaire suranné.

Je les ai vues courir pour ne pas le manquer. Elles ont grimpé hâtivement dans la vieille voiture pour s’affaler aussitôt sur la seule banquette miraculeusement libre, s’empilant gracieusement l’une sur l’autre. A peine installées, elles ont sombré dans une somnolence que la cadence saccadée et les chuintements du vieux wagon n’ont pu troubler.


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Qui sont-elles? A la fois semblables et différentes, mais unies par une tendre complicité et une lassitude non feinte.

Où s’envolent leurs rêves et qui les attend au bout de cette course?

Et cette indifférence qui ne les rend que plus mystérieuses…

Indifférence à la horde de touristes qui se presse dans les entrailles de l’antique véhicule…


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Indifférence aux petits resquilleurs qui se hissent sur le marchepied, s’accrochant aux interstices des portes pour parcourir à l’oeil quelques kilomètres…


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Oui, je l’avoue, la grâce et la beauté de ces deux jeunes filles m’ont fascinée.

L’espace d’un instant, je me suis rêvée à leur place, projetant sur elle mes désirs de jeunesse insouciante, dans la magie d’un petit train électrique!

lundi 14 juin 2010

Dans la ville blanche


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L’Alfama

Mais qu’est-ce qui lui a pris à celui qui t’a baptisée la ville “blanche”?

Il a dû rêver ou un peu trop forcer sur le Ginja* à l’apéritif…

C’est vrai, ta lumière est magique mais t’a-t-il seulement regardée, toi qui te pares de tant de couleurs?

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Toi, la vieille Alfama, la mauresque autrefois peuplée de pêcheurs et de marins, qui sais si bien séduire!

Tu fais de l’oeil aux touristes certes, mais dans cette métropole de près de 3 millons d’habitants, tu as conservé ton atmosphère populaire à laquelle moi aussi j’ai cédé. Le charme pittoresque de ton dédale de ruelles, de tes passages voûtés et de tes petits patios m’a littéralement envoûtée.


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J’ ai parcouru à pied de haut en bas les pentes de la colline, empruntant des escadinhas**, qui m'ont coupé le souffle.


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Je me suis attablée aux innombrables petites terrasses installées à même le trottoir inégal pour déguster des sardines grillées dont la fumée envahit chaque coin de rue. J'en ai aimé le goût un peu fort, les innombrables arrêtes un peu moins...


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Oh bien sûr, comme toutes les vieilles dames tu n’es plus toute fraîche et présentes ici ou là une face un peu décrépie,


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mais coquette, tu n’hésites pas à revêtir tes habits de fête et à te parer de fleurs pour que l’on oublie les outrages du temps.


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Et le soir venu, le fado fait résonner ton coeur des accents nostalgiques de la saudade***…


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Décidément, il fait bon flâner dans le quartier de l’Alfama et se laisser imprégner de l’identité enjôleuse et langoureuse de l’ancienne Olissipo.


Tiens, j'y pense, si j'allais regarder un certain film de Tanner…


*Liqueur à base de griottes

**Petits escaliers

***Sentiment proche du blues exprimant la nostalgie d’un passé heureux et en même temps l’impuissance face au temps qui passe.

vendredi 11 juin 2010

Rien à foot

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Attention, Mesdames et Messieurs, dans un instant, ça va commencer,

Installez-vous dans votre fauteuil bien gentiment ,

5 , 4, 3, 2, 1, 0, partez*!

Décapsulez les bibines, préparez les saucisses et sortez les chips ,

La fièvre va monter, les esprits vont s’échauffer,

Certains perdront la boule,

D’autres vont la cogner,

De la sueur un peu,

Des rires et des larmes beaucoup,

De la fête sûrement,

De la communion même, pour les plus lyriques,

“Panem et circences ”qu’ils disaient…

Mouais…

Je sais, à faire ma snob, je risque de me ramasser un carton jaune, même rouge, mais qu'à cela ne tienne:

Pas de grand footoir pour moi, juste un petit boudoir svp !

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* toute référence à un rengaine complètement ringarde est absolument volontaire et revendiquée

jeudi 10 juin 2010

Lisboa bonita


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Igreja de Santo Estêvao


Une évidence qui, à ce jour,  ne m’avait pas autrement tracassée, s'est récemment imposée:

J'ai du temps à rattraper !

Non pas que je l’aie perdu ou dilapidé inconsidérément jusque là mais à tant vouloir endosser le rôle de femme et de mère responsable qui assume et qui s’assume, j’ai oublié d'en prendre suffisamment pour découvrir, bouger, voyager…


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Aujourd’hui, j’ai de plus en plus souvent envie de prendre le large,

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de me mettre de la couleur et de la fête plein les yeux,

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d’entendre d’autres chants,
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d’enrichir mes connaissances historiques et culturelles!

DSC05957bPraça do Comércio

Alors, ça vous dit de faire un petit tour avec moi dans les rues de la ville aux sept collines?

lundi 7 juin 2010

Touche du bois


Il n’y a pas si longtemps...

Tu n'étais qu'un petit blondinet maigrichon qui planquait des pièces de monnaie dans ses chaussettes pour imiter le bruit des bottes de Lucky Luke …

luca

Tu passais tes après-midi chez le paysan voisin dans l'espoir de pouvoir grimper sur son tracteur…

Ton idole s'appelait Henri Dès...

Tu voulais être cuisinier…


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Pas si longtemps et pourtant…

Aujourd'hui, tu me domines d'une tête et t'es constitué un petit bas de laine pour payer des tournées à tes potes au saloon local...

Tu me saoûles avec ta future première bagnole...

Tu t'obstines à me rendre dingue en poussant à fond les basses de tes groupes préférés....


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Mais je dois bien l'admettre, tu es un bon ptit gars et tu bosses dur pour apprendre le métier de menuisier...

Alors aujourd'hui, moi aussi je touche du bois:


Tu seras un homme bien, mon fils!

mercredi 2 juin 2010

Y a pas (de) photo?

Ben non, pour une fois y en a pas!

Mais je compte bien en faire dès demain là-bas, au soleil et au chaud…

Design kurtli.com

Parce qu'il faut bien reconnaître, y a vraiment pas photo!


Design kurtli.com

Pour changer des bulletins météo récités par des miss cathodiques, allez faire un petit tour sur le site très poétique de ce designer suisse.

Même s’il fait moche, c'est tout joli!